Voici la seconde partie du châpitre 1:
Samsha se retourna alors vers son oncle, et prit la parole
« On devrait passer par le nord du port, le centre ville la rend nerveuse, elle n’a pas l’habitude de voir autant de monde et il ya trop de bruits inconnus pour elle.
Oscar se pencha sur l’oreille de son fils pour ne se faire entendre que de lui
« Mon fils, Samsha restera toujours un mystère pour moi. » Il n’avait jamais compris pourquoi les animaux gardaient mieux leur calme en présence de la jeune fille. Son aura et son regard parfois suffisait à apaiser leur plus féroce tigre.
De deux ans son aîné, Nathan avait au moins une tête de plus qu’elle, il était âgé de 15 ans et elle 13. Elle vivait au cirque avec son oncle et sa tante, son père étant un mercenaire et veuf, il ne pouvait s’occuper convenablement de sa fille. Elle participait également à la vie du cirque de la Pointe d’Or et elle en était heureuse même si son père lui manquait et ses absences étaient parfois longues. Son oncle Oscar et sa tante Adeline, avaient d’autres fils, Pierre 12 ans, les jumeaux Sean et Dean 9 ans et Lucas 5 ans, ils considéraient tous Samsha comme fille et sœur.
Nathan avait aidé l’Homme fort à se redresser de sa chute, pendant qu’Oscar tenait toujours aussi fermement la jument. Adeline les avait vus au loin quand elle était sur la place du marché du Port, elle s’avança alors à leur rencontre avec d’autres femmes du Cirque de Prospérité. Adeline était typée comme les gens du sud, petite, brune aux cheveux long et raide, et un peu charnue, elle partageait ses yeux gris bleuâtre avec son aîné Nathan et son frère Ludovic dit Vigueur le mercenaire.
Samsha s’avança vers son oncle et prit des mains d’Oscar la corde.
« On se rejoint aux écuries du cirque près de l’enclot » Puis, se retournant vers son cousin, elle lui fit signe de la suivre, elle ajouta également, que faire le tour sur la petite route allait apaiser d’avantage la jument.
En partant, Oscar se notifia à lui-même, comme sa nièce pouvait être étrange parfois et il la regarda s’éloignée, elle ne ressemblait pas aux gens du sud, naturellement grande, elle avait les membres élancés, ses cheveux châtains clair presque blond se terminaient en boucles. Mais ce qui était très particulier chez la jeune fille était ses yeux, couleur jaune, personne dans leur famille n’avait cette couleur, elle devait ressembler à sa défunte mère.
Après avoir tourné leurs talons aux autres, ils se dirigèrent à présent vers le petit chemin de terre, qui entourait la ville de Prospérité. Quelques maisons rustiques accompagnées le chemin. C’était une jolie journée de printemps, et un vent doux balançait les cheveux de Samsha. Lembka la suivait sereine, sans trop savoir pourquoi elle le faisait, cette jeune parasite l’intriguait, elle savait par contre que la musique venait d’elle, mais comment avait-elle fait pour la lui communiquer ? C’était une étrange sensation pour la jument de faire confiance à un autre que les siens, à une jeune parasite. Par contre, Samsha affichait un sourire timide, elle se sentait heureuse d’avoir rencontré la jument, son comportement avec Lembka était plus particulier encore qu’avec les autres animaux, Samsha pouvait ressentir chacune de ses émotions.
« Tu les as encore étonnés aujourd’hui cousine ! Je pense que papa va te laisser t’en occuper… et la baptiser. Alors tu as une idée de son futur prénom ?
- Elle s’appelle Lembka, lui répondit Samsha naturellement.
- Lembka ?!... pourquoi pas…enfin c’est un peu bizarre… sa voix se faisait de plus en plus hésitante, c’est étrange non ?
- C’est son prénom, je ne lui ai pas choisie
La jeune fille ne baptisait jamais les animaux elle devinait leur prénom, ce qui s’ajoutait à son comportement étrange. Elle avait des rapports particuliers avec les animaux, ils étaient toujours sereins en sa présence, elle dégageait une aura apaisante et réconfortante, et ils avaient l’air d’être plus en confiance quand elle se trouvait dans leurs alentours. Un jour, Jack l’homme fort du cirque et un des dompteurs avaient recommandé à la jeune fille de faire moins de numéro d’acrobatie et de venir les rejoindre dans leur numéro et ainsi être la première femme dompteuse au cirque de la Pointe d’Or. Elle avait plus ou moins déclinait la proposition, mais venait plus régulièrement leur donner des coups de mains entre deux représentations, ou remplacer quelqu’un si nécessaire.
Samsha, Nathan et ses frères vivaient, travaillaient, jouaient, ressentaient le cirque. C’était leur principal environnent, leur « maison ». Les enfants avaient école le matin, et l’après-midi, ils s’entrainaient avec les adultes et en fonction de leur âge ils leur confiaient de plus en plus de responsabilité.
Ils étaient arrivés devant le cirque et ils se dirigèrent à présent, vers l’enclot des chevaux du cirque. Ainsi, ils pourraient installer Lembka, la nourrir et la soigner. Seulement, Samsha pouvait ressentir l’amertume de la jument, même si elle les suivait, son cœur était ailleurs. Elle est sauvage, et même si la jeune parasite pouvait l’approcher, la toucher, elle ne lui faisait pas encore tout à fait confiance. Elle était différente des autres parasites, elle l’attirait. Les autres parasites étaient en général envieux de les capturer, de se glorifier et de soumettre les siens à l’esclavage. Elle les détestait, elle n’avait aucune amitié à leur égard, juste du dégoût envers ses êtres cruels et égoïstes. Néanmoins, cette jeune parasite avait la faculté de lui communiquer ses sentiment, ses émotions et s’ouvrait totalement à elle. Lembka savait même son nom : Samsha, drôle de nom, c’était la première fois qu’elle découvrait le nom d’une parasite, une jeune parasite étrange mais apaisante.
Le toit du châpitaux du cirque de la Pointe d’Or se dégageait d’entre les arbres, pour se montrer à leur vue. Le cirque… c’était toute leur vie à Samsha et Nathan, ils avaient grandi ensemble et leur lien dépassait le stade de simple cousin et cousine, ils étaient comme frère et sœur. Un jour, son père revient d’une mission, elle n’était qu’un bébé, quand il la confia à sa sœur Adeline et son mari Oscar. Le jeune Vigueur le mercenaire était parti chercher dans les plaines une jeune fille dont il était amoureux et qui se prénommée « Samsha », il était revenu à Prospérité deux ans plus tard, avec un bébé et un immense chagrin, sa femme avait été tué, et en tant que mercenaire il ne pouvait l’élever. Adeline accepta de la garder et s’occupa de la petite Samsha avec autant d’attention et d’amour qu’avec ses propres fils et Vigueur revenait à la ville voir sa fille après chaque mission. Aujourd’hui, Nathan et Samsha ne se quittaient plus et leurs 2 ans de différence ne se remarquaient plus qu’à leur différence de taille. Ils s’approchèrent de plus en plus de l’enclot.
« - Samsha ?
- Oui ?
- Je ne sais pas encore ce que papa a décidé de faire avec la jument…déclara maladroitement Nathan
- Tu penses qu’il voudrait la vendre ? La crainte de Samsha se manifesta directement auprès de Lembka et celle-ci commençait à s’agiter.
- Doucement ma belle ! Risqua Nathan. »
C’était trop affligeant pour Lembka, ce maudit parasite qui avait procédé à sa capture, se permettait de lui dire des mots doux. Cela la mit hors d’elle, elle se renfrogna dans sa colère et se dit qu’un coup de sabot aux fesses allait le remettre à sa place.
- Aie !!! se plaignit le jeune homme à terre, le coup qu’il avait reçu n’avait pas été aussi puissant que celui que Jack avait reçu, mais il en fût surpris.
Samsha se moquait de son cousin, et le calme s’empara à nouveau de l’humeur de la jument. Mais ce fût de courte durée quand celle-ci se retrouva devant l’enclot. Les deux adolescents allaient devoir la persuader d’y rentrer.
Cela ne pouvait pas être possible, pourquoi Samsha voulait-elle l’emprisonner ? Lembka chercha les réponses dans le cœur de la jeune fille. Alors la jeune fille présenta son front à la jument et l’inclina légèrement, elle posa délicatement sa main sur sa tête et ferma les yeux.
- Je ne t’enferme pas Lambka, je te mets à l’abri des autres. Déclara samsha
La jument tourna la tête et s’aperçut de l’agitation tout autour d’elle. En effet, la jeune fille lui avait mis La Musique de tout à l’heure et Lembka n’avait pas fait attention à tout l’afflux de parasites à leur coté. Il y en avait de partout, et tous se remuaient de façon très organisés, comme des fourmis. Lembka aimait bien les fourmis, les regarder, les lécher et les sentir gesticuler sur sa langue. Ses parasites avaient l’air tous très accaparé par leur activité. Certains se croisaient et se passaient des vêtements, des objets, de la nourriture. C’était très intéressant de les observer. Soudain, elle reconnut d’autres êtres vivants un peu plus loin, des chèvres, des dromadaires, des lamas, des éléphants aussi, des girafes, ainsi qu’autres êtres dont elle ne reconnaissait pas l’espèce : de gros chats, avec d’immenses pattes. Ces mêmes êtres ne lui inspiraient aucune confiance et elle sentit leurs yeux avides et pénétrants sur elle. Elle pensa alors à l’enclot que les deux parasites lui montraient, et il lui parut sécurisant et l’herbe était bien verte. Samsha sourit, la jument lui faisait un peu plus confiance. L’enclot se trouvait au bord du cirque et Lembka serait en sureté, et à son aise. Elle ne pourrait pas être gênée par l’agitation du cirque. Toutes ses personnes qui courent, qui communiquent, qui se préparent, qui installent, planifient les prochaines représentations, tel est l’ambiance du cirque. Il ne s’endormait que quelques heures la nuit. Il fallait se lever tôt pour nourrir les bêtes et les hommes, et la journée était remplie d’entrainement, de soins aux animaux et au chapiteau. Les futurs représentations demandaient également la constitution de nouveaux thèmes pour le publique avec les ateliers coutures pour les costumes des acrobates, des dompteurs, des funambules, des installations du matérielles du cirque, des test d’efficacité, l’achat de nouveaux animaux aux empires marchands ou encore l’acquisition du bois, des tissus, du fer…Tel était l’organisation qu’Oscar de la Pointe d’Or maniait avec rigueur.







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